Wednesday, October 15, 2014

Gino Iannucci s'explique sur le canular du bob

Gino Iannucci : "Je voudrais m'excuser auprès de la communauté du skateboard, je ne pensais pas qu'une blague aussi inoffensive allait prendre de telles proportions au point que tous les skateurs aillent se mettre à porter un bob."

Alors que le France se remet encore difficilement du canular stupide et coup de génie médiatique de Nicolas Bedos pour la sortie fictive de son livre Les serments indiscrets au sujet tout aussi fictif de sa relation avec Valérie Triewieler, c'est au tour de Gino Iannucci de s'expliquer sur une mauvaise blague qui a pris d'invraisemblables proportions et qui s'est propagée viralement à travers la skatosphère. Retour sur un trait d'humour qui vire au cauchemar.
 
2012

Gino Iannucci est absent depuis plusieurs années de la presse skateboardistique. Parallèlement, sur les forums de skate, les posts concernant Gino se multiplient : spéculations sur sa prochaine part, déclarations d'amour à ses anciennes parts, déclarations de haine à sa présente feignantise et geingnardise. La skatosphère est en ébullition et réclame sa production ginesque quinquennale. 

Fin de l'année, pour marquer le coup de la sortie de la Nike Team Edition, Nike présente le dit soulier accompagné d'une séquence de Gino. Retour en grande(s) pompe(s) pour l'italo-américain avec un combo jamais vu sur un spot qui fait honneur à ses ancêtres, la gare de Milan. Oui, mais voilà, un détail choque l'opinion public : Gino apparaît coiffé d'un bob.


Dope steezy banger out of the blue

 2013

La skatosphère s'emballe et les people ne tardent pas en endosser, ou plutôt entêter le fameux et très controversé couvre-chef. Aujourd'hui et malgré cet aspect informe, le bob semble faire l'unanimité auprès des stars mainstream comme des individus à l'avant-garde de l'underground. Au niveau mercantile, Hélas, Palace, Magenta, mais aussi Nike ont hélas profité de cette aubaine marketing et se sont lancés à l'assaut du marché du couvre chef qui n'avait ni devant, ni derrière, ni avenir..

Dansez marionnettes, dansez !
 
Le couvre-chef est rapidement repris par la communauté hipster, qui n'est pas la dernière lorsqu'il s'agit de se parer d'accessoires qui donnent l'air un peu plus cons qu'on l'est déjà.
 
2014
 
Oui, mais voilà, ces jours-ci une vidéo vient de paraître au cours de laquelle Gino s'explique sur les dessous du shooting de cette fameuse pub Nike :
 



Pour les non-anglophiles, et ceux qui ont autre chose à faire, nous nous efforcerons de retranscrire le plus fidèlement les propos du sieur :

"Ouais, en fait on était un peu bourré la veille, j'avais taquiné le Lambrusco sévère et en sortant du resto, Reda à trouver un bob dégueulasse dans une rigole et l'a gardé. Comme on ramassait sévère le lendemain, on est allé chiller à la gare de Milan et j'ai mis le bob pour déconner un peu, je faisais une imitation de Jean-Claude Duss. Bref, une chose en amenant une autre, je fais un banger sur-steezy avec le bob et on se dit que ça serait pas mal d'en faire une pub pour rigoler, à la Enjoi quoi, histoire de décoincer les skateurs trop sérieux et obnubilés par leur apparence.
Sauf que tout est rapidement devenu hors de contrôle et tout le monde s'est mis à porter des bobs. Des petits, des larges, des avec ficelles. C'est vraiment devenu n'importe quoi, nous avons vraiment commencé à nous inquiéter. On avait pas prédit que les skatos ne comprendraient pas le second degré...
Je voudrais présenter mes excuses à tous les skateurs victimes de ce canular et à tout le team Palace."

Des propos qui se passent de commentaires au vu des terribles conséquences de son acte. D'autant plus que Gino n'en est pas à son premier canular qui tourne au vinaigre. Rappelez vous en 2003, la Yeah Right ! sortait avec une superbe part de Gino au cours de laquelle il surprenait tout le monde avec un 3-6 shove it à Flushing Meadows, NY.

3-6 shove it, ou comment la mode de la pâte à pizza commença

Une farce qui, elle aussi, dégénéra pour le pire. Petits et grands se mirent à balancer des 3-6 shove its, et les planches se mirent à tournoyer sur les spots plus rapidement que des pâtes à pizza sur les doigts de pizzaïolos avertis. Un phénomène particulièrement perceptible en France, qui donna lieu à des dérives dangereuses qui inquietèrent les intellectuels du skate. Des images terribles.