Wednesday, December 17, 2014

Le calendrier de l'Avent #5 : Chewy Cannon et Benny Fairfax



Dans les bureaux de La Lodge, la marque Palace et ses représentants sont souvent la cible de quolibets et moqueries pour des histoires de musique de mauvais goût, de comportements de fans de foot et autres produits textiles à des prix défiants l'inflation. Cependant, tel Jean-Marie Le Pen que l'on critique volontiers ouvertement au dîner le samedi soir, mais dont on glisse le nom dans l'urne une fois à l'abri des regards le dimanche matin entre Auto-Moto et Warning, nos chers journalistes aiment parfois se retirer dans l'obscurité de leur bureaux pour visionner des clips estampillés Palace. 


Hyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyype

Car il faut bien le reconnaître, ces guérilleros urbains apportent quelque chose de fondamentalement nouveau dans le game. Chez Benny Fairfax, nous apprécierons son élégance qualifiée d'ethnico-urbaine par Vogue, mais ce seront surtout les lines de Chewy Cannon et sa capacité à rebondir tel une balle de flipper électrisée sur tout le mobilier urbain l'entourant qui auront retenu notre attention.

Une ombre au tableau cependant, c'est l'incompatibilité fondamentale entre la mode du jogging en coton prisé par ces ambassadeurs de la briquette et cette autre mode, issue de l'inquiétude apparemment grandissante chez les skateurs de perdre leurs clés, du port du mousqueton affublé d'un trousseau de clés d'un bon kilo et demi.

Le mousqueton, symptôme d'une angoisse de la perte des objets contagieuse chez les skateurs. D'après Freud, cette angoisse est liée à une peur de l'abandon aussi appelé "névrose de l'abandon" chez le nourrisson. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Angoisse_de_perte_d%27objet )

En effet, un de nos confrères a tenté dangereusement de combiner ces deux modes avant de voir son sweatpant céder aux dures et impardonnables lois de la gravité et de se retrouver le derrière exposé devant la machine à café, dans l'impossibilité de remédier à son calvaire, les mains mobilisées par son moccachino et son donut de sa première pause de 8h45. (On embauche à 8h30 chez La Lodge)

Heureusement, notre PDG, sous ses faux-airs de Ronald Reagan, sait maintenir un certain niveau de hypitude et autre swagginess en combinant avec brio le sweatpant à la Palace et les Dylan de chez HUF.

Dan Flatula, PDG de La Lodge

No comments:

Post a Comment